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Cabinet vétérinaire

Philippe Bocion

Méd.vét., Comportementaliste

Av. du  Clos-d'Aubonne 38, CH-1814 La Tour-de-Peilz (VD)

Tél. : 021 944 13 88

Consultations comportementales

Qu'est-ce qu'un vétérinaire comportementaliste ?

 

Un vétérinaire comportementaliste est titulaire à la fois du diplôme de médecine vétérinaire et d'une formation complémentaire reconnue en médecine comportementale.

 

Il possède donc la formation de base complète d'un vétérinaire (études universitaires portant sur la médecine interne, la chirurgie, la parasitologie, etc...), suivie d'une formation spécialisée en médecine comportementale validée par l'Association Vétérinaire Suisse pour la Médecine Comportementale (AVSMC-STVV).

La formation en médecine comportementale comporte plusieurs examens théoriques et pratiques qui doivent impérativement être réussis pour l'obtention du titre de vétérinaire spécialiste en comportement.

 

De par sa formation, le vétérinaire comportementaliste dispose ainsi des compétences requises pour le diagnostic et le traitement des pathologies animales, y compris les pathologies comportementales.

 

Ces compétences sont nécessaires pour agir en conformité avec les dispositions légales qui régissent le domaine des soins aux animaux. En effet, dans le Canton de Vaud par exemple, l'article 106 de la Loi sur la santé publique précise notamment que " le médecin vétérinaire a seul qualité pour donner des soins médicaux aux animaux".

Comment se déroulent la consultation comportementale et le traitement ?

 

La consultation initiale

 

Afin d'établir un diagnostic et de définir le traitement approprié, il est nécessaire que le vétérinaire récolte de nombreuses informations sur le comportement de l'animal, sa provenance, ses conditions de vie, etc.

 

Lors de la consultation initiale, le vétérinaire va donc questionner minutieusement les propriétaires. Il sera en général également amené à procéder à un examen médical de l'animal et éventuellement à le soumettre à des situations permettant d'évaluer certaines réactions.

Puis, sur la base du diagnostic établi, le vétérinaire va expliquer aux propriétaires le traitement à réaliser et leur détailler les tâches qui leur sont confiées. Lorsque des exercices spéficiques devront être entraînés, il doit apprendre aux détenteurs à les réaliser correctement.
 

La consultation initiale nécessite par conséquent beaucoup plus de temps qu'une consultation médicale de routine, puisqu'elle va durer au moins 1h et jusqu'à 2h30 selon les cas.

 

Ensuite

 

Dans certains cas, la consultation initiale suffit pour répondre à la demande des propriétaires et atteindre les objectifs désirés.

 

Toutefois, de nombreux troubles du comportement ne se traitent pas de manière instantanée, de sorte qu'un suivi périodique est alors nécessaire. Ce suivi combine généralement des contacts téléphoniques et une ou plusieurs consultations de contrôles. Celles-ci durent cependant beaucoup moins longtemps que la consultation initiale (elles sont comparables à des consultations médicales de routine) et seront peu nombreuses si les propriétaires parviennent à s'impliquer assidument dans la thérapie.

Quand faire appel à un vétérinaire comportementaliste ?

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Le recours à un vétérinaire comportementaliste ne s'impose pas dans tous les cas. Certaines situations sont de la compétence d'éducateurs/-trices compétent(e)s; d'autres doivent être pris en charge par des vétérinaires spécialisés.

 

Plusieurs paramètres interviennent pour déterminer s'il y a lieu de recourir ou non à un vétérinaire comportementaliste.

Un propriétaire respectueux de son animal va veiller à lui éviter des souffrance inutiles. Ce n'est pas parce que tel type de comportement était traditionnellement géré sans recours à un vétérinaire spécialisé, que cela justifie de s'en passer. En effet, certains comportements ne constituent pas seulement une nuisance pour l'entourage, mais traduisent une maladie ou une souffrance de l'animal qui impose de procéder d'une manière particulière pour éviter de nuire à l'animal.
Il ne faut par conséquent pas se limiter aux problèmes que cause le comportement de l'animal, mais s'intérroger sur ce qu'il représente.

 

A noter :

  • Un chien qui a un comportement problématique est un chien dont comportement représente une gêne pour l’entourage.
    Il peut s’agir d’un chien « normal
     » mais dont le comportement n’est pas toléré, MAIS, il peut aussi s’agir d’un chien pathologique (= atteint d'une maladie) dont le comportement n’est pas toléré.
  • Un chien qui a un comportement pathologique est un chien atteint d’une anomalie (maladie) du comportement.
    Un chien pathologique va fréquemment avoir un comportement qui gêne l’entourage, MAIS, il existe des pathologies qui sont totalement ignorées des propriétaires parce qu’elles ne les gênent pas.

 

A condition d'avoir les compétences adéquates, un éducateur canin est en mesure et en droit de prendre en charge la gestion d'un chien normal qui présente un comportement problématique.

Par contre, en raison des dispositions légales en vigueur dans les cantons suisses, le diagnostic et le traitement de pathologies animales est en principe réservé aux titulaires d'un diplôme de médecine vétérinaire.

Le recours à un vétérinaire se justifie aussi s'il est en mesure d'offrir des possibilités de traitements qui permettent de réduire médicalement le degré et la durée des souffrances actuelles de l'animal ou celles que la correction de la situation risque de créer.

 

Pour le propriétaire d'un animal, il est parfois difficile de déterminer si le comportement de son animal nécessite ou non  de faire appel à un vétérinaire comportementaliste. Dans ce cas, ne pas hésiter de poser la question, par exemple, à son vétérinaire généraliste.

Quels traitements sont proposés ?

 

Les causes et les manifestations de problèmes comportementaux peuvent être très variés et vont par conséquent nécessiter un traitement individualisé.

 

Selon les cas, le traitement va impliquer une adaption des conditions de vie de l'animal, l'instauration de nouvelles règles de cohabitation, l'utilisation d'accessoires, l'apprentissage de techniques et exercices spécifiques.

 

Parfois des médicaments sont nécessaires pour soulager l'animal, maîtriser certaines de ses réactions ou faciliter et accélérer son évolution. Il est important de souligner que l'utilisation de médicaments est loin d'être systématique et n'intervient que lorsqu'elle est véritablement justifiée.

 

Lorsqu'il est judicieux que les propriétaires soient encadrés pour certaines tâches spécifiques mais ne nécessitant pas l'intervention du vétérinaire comportementaliste, celui-ci peut orienter l'animal et ses propriétaires vers des moniteurs/-trices spécialisés. En Suisse Romande, une formation spécifique a en effet été créée afin de former des personnes spécialisées (appelées moniteurs ECSATC) qui bénéficient des connaissances particulières nécessaires pour gérer l'application pratique des prescriptions thérapeutiques établies par un vétérinaire.

Quelle probabilité de réussite du traitement ?

 

Le pronostic (c'est-à-dire les chances d'amélioration ou de guérison) d'un trouble du comportement varie en fonction notamment du type de problème/pathologie et de son degré de gravité.

 

La réussite d'une thérapie comportementale dépend toutefois énormément de l'implication, de l'assiduité et de la persévérance de l'entourage de l'animal.

Pour cette raison, on obtiendra généralement un résultat décevant, même pour un problème aisément corrigible, si les maîtres ne sont pas en mesure d'appliquer de manière satisfaisante et durable la partie du traitement qui leur incombe. A l'inverse, lorsque les propriétaires sont particulièrement assidus et persévérants, il arrive de constater des progrès d'une rapidité ou d'un niveau inespéré en regard de la gravité du trouble dont leur animal est atteint.

 

La plupart des troubles du comportement peuvent être traités efficacement, c'est-à-dire de manière à, soit les faire disparaître, soit les réduire à un niveau satisfaisant. Il existe cependant des cas incurables ou dont le traitement ne serait pas raisonnable (p.ex. en raison du danger).

 

Compte tenu des différents paramètres évoqués ci-dessus, et notamment de la proportion de maîtres qui renoncent à fournir les efforts nécessaires, le taux moyen de résultats satisfaisants est de l'ordre de 60 à 80 %.

Durée et coûts d'un traitement ?

 

Différents facteurs peuvent influencer le coût et la durée du traitement.

 

Certains troubles peuvent être résolus grâce à une seule consultation et un traitement rapidement efficace.

Cependant, le recours à un vétérinaire comportementaliste intervient malheureusement le plus souvent lorsque l'état de l'animal est déjà à un stade avancé, correspond à une pathologie importante ou existe depuis assez longtemps.

Dans ces cas, les propriétaires doivent généralement s'attendre à devoir gérer spécifiquement leur animal durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

 

Il est important de souligner que l'évolution de l'animal, et par conséquent la durée de son traitement, dépendent dans la majorité des cas du respect constant des principes nécessaires au traitement et de la fréquence à laquelle sont réalisés les exercices spécifiques. Ainsi, plus les propriétaires sont assidus, plus le traitement est rapide. A l'inverse, si les propriétaires ne s'investissent pas suffisamment, le traitement risque de s'éterniser, voire d'échouer.

 

Les consultations sont facturées en fonction du temps investi. La consultation initiale coûte en moyenne entre Fr.300.- et Fr.400.-.

Le coût d'une consultation de contrôle oscille généralement entre Fr.80.- et Fr.150.-.

A ce jour, le suivi requis pour nos patients a nécessité en moyenne moins de 3 visites au total. Le nombre et la fréquence des consultations sont cependant spécifiques à chaque cas. Certains patients vont par conséquent nécessiter plus de consultations vétérinaires que la moyenne, et d'autres moins.

 

Lorsque des médicaments sont nécessaires, leur dosage (donc leur coût) est en principe proportionnel au poids l'animal (plus le chien est grand, plus le coût augmente). Cela représente en général une dépense d'approximativement Fr.20.- à Fr.60.- par mois en cas de recours à des médicaments.

 

Évaluation de la dangerosité

 

L'évaluation du degré de dangerosité d'un chien constitue une tâche complexe en raison des multiples paramètres dont il faut tenir compte.

 

En Suisse, les vétérinaires ont la possibilité de suivre une formation post-grade spécifique en matière d'évaluation de la dangerosité canine. Les vétérinaires spécialement formés et ayant réussi l'examen final sont titulaires d'un "Certificat de capacité et d'aptitude pour l'évaluation de chiens dangereux".

 

Contrairement à un test qui, s'il se veut rigoureux, consiste en une procédure de confrontations du chien à un certains nombre de situations standard, une évaluation réalisée par un vétérinaire spécialisé va en principe reposer sur une plus large étendue de données et pourra être individualisée en fonction de chaque cas particulier.

Une telle procédure nécessite donc un travail et un temps très supérieurs à une simple consultation vétérinaire de routine, d'autant plus lorsqu'il est demandé de rédiger un rapport détaillé.

 

Le coût d'une évaluation dépend du travail et du temps nécessaires, qui peuvent être différents de cas en cas. Un devis estimatif pourra être établi en fonction de la tâche qu'il est demandé de réaliser.